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FEMME BELGE

GABRIELLE PETIT

Fiction à la gloire de Gabrielle Petit, espionne fusillée pendant la Première Guerre mondiale

Le premier plan du film est constitué par le monument à la gloire de Gabrielle Petit, espionne fusillée pendant la première guerre mondiale.
Retour sur 1914 : le drapeau de la Croix-Rouge flotte. Gabrielle Petit est infirmière, on la voit soigner, rassurer et observer les soldats blessés, parler avec des mères et des épouses,
Sur un carton le réalisateur rappelle que cette infirmière est la grande héroïne Gabrielle Petit.
Retour dans une salle de soin, Gabrielle veille sur un soldat qui s'avère être son compagnon qui, blessé, ne la reconnaît qu'un peu plus tard.
Fondu au noir. Gabrielle et son compagnon sont dans un bois, elle, en habits d'infirmière. Tous les deux cherchent à atteindre la frontière. Le couple se tient pendant qu'il traverse les bois. Gros plan sur leur visage, ils se font des promesses d'amour éternel.
Près de la frontière, le couple rencontre un policier qui vérifie leurs papiers, ils les laisse passer mais un autre soldat guette. Gabrielle fait ses adieux à son fiancé qui parvient à traverser la frontière.

Dans un bureau du service de renseignements, Gabrielle veut s'engager auprès de cette organisation malgré les mises en garde du chef par dévouement à sa patrie.

Gabrielle Petit commence son travail d'espionne sous le nom de Mademoiselle Legrand. Le film la montre au travail : surveillant des soldats, envoyant des notes par un pigeon voyageur, brûlant chaque preuve, glissant sous les portes La Libre Belgique ou encore déguisée en nonne.
Dans une église, déguisée en nonne, Gabrielle console une jeune femme désespérée de voir son fiancé gaspiller son temps à des bêtises. Gabrielle lui promet de parler à sa mère. Elle se rend à l'adresse du garçon, parle à sa mère et lui dit de convaincre son fils de s'engager pour son pays. Le fils écoute à la porte. Gabrielle s'enfuit.

Gabrielle Petit est alors surveillée, traquée et filée dans les rues de Bruxelles. Deux femmes la poursuivent. On assiste alors à la course-poursuite de Gabrielle et ces deux dames allemandes. Son collègue déguisé en clochard lui permet une première fois de les semer, ses poursuivantes néanmoins la rattrapent, elle se réfugie alors dans une usine où grimée de noir, les deux ne la reconnaissent pas. Elle réussit à les pister grâce à l'aide d'un ouvrier. Les deux partent.

Malgré la traque, Gabrielle continue de travailler. Rue Gezellenhaus, des soldats boivent et font la fête, Gabrielle dans le rôle d'une entraîneuse parvient à voler des papiers dans la poche d'un soldat allemand.

Chez elle, elle retrouve son collègue qui lui confie que cette soirée a été précieuse. L'homme, en sortant, sera suivi et arrêté. Celui-ci se roulera une cigarette avec le papier que lui a donné Gabrielle.

Plus tard, chez elle, un homme l'attend. Elle s'interroge sur son accent, il la rassure : il serait hollandais. Elle le soupçonne mais choisit malgré tout de lui faire confiance. Le plan sur le visage de l'homme permet de se douter qu'il n'est pas du côté de Gabrielle.
Le lendemain matin, elle brode en sifflotant quand arrive devant chez elle une voiture de la Politzei. Les soldats frappent à sa porte et s'annoncent. Ils sont deux belges et un allemand de la Politzei. Gabrielle insulte les deux belges. Ils fouillent sa chambre tandis que Gabrielle continue de siffloter. Dehors, l'homme de la veille, le traître, demande s'ils l'ont eue. Les trois hommes de la Politzei lui annonce qu'ils la font prisonnière, elle s'habille et les suit dans la voiture.

A la prison de Saint Gilles, Gabrielle est emmenée dans un cachot où elle est soumise à la "torture de l'insidieux sondage". Elle refuse de parler, en fait même la promesse. Le soldat lui promet la vie sauve si elle dénonce l'organisation qui l'emploie. Incrédule, elle refuse fermement. Le soldat se lève et part, Gabrielle le toise, se moque ouvertement de lui. Sitôt parti, Gabrielle perd de sa confiance, se tourne vers un crucifix et implore Dieu.

Devant le tribunal, Gabrielle est soumise à la justice allemande qu'elle dénonce comme une "parodie de justice". Elle refuse son avocat allemand. Plan sur elle et sur ses juges qui la questionnent sur ses activités. Gabrielle réaffirme son amour pour sa patrie et pour son roi, rappelle aux allemands qui ne sont pas chez eux. Devant la fougue de Gabrielle, les juges sont quelque peu décontenancés. Ils lui promettent une nouvelle fois la vie sauve si elle donne des noms. Elle refuse fière et sereine promettant de recommencer si elle recouvre la liberté. Ils lui promettent alors la mort.

Dans le cachot, Gabrielle "attend la mort qui ne vient pas". Gabrielle sur un fond blanc serre un crucifix contre elle, prie et chante la brabançonne en coeur avec un prisonnier qui se trouve dans une autre cellule.
Un gardien les somme de se taire.

On quitte Gabrielle Petit pour retrouver son fiancé qui combat toujours et s'inquiète de ne plus avoir de nouvelles d'elle. Plan sur la lettre qu'il lui écrit.
Surimpression d'images de combats et de la lettre.

Gabrielle retrouve sa marraine dans sa cellule pour une dernière entrevue. Un gardien s'approche et lui annonce que la peine de mort est maintenue. Sa marraine est effondrée mais Gabrielle lui confie "préférer la mort au silence de ces murs". Sa marraine lui donne la bénédiction.

A l'aube, plan sur le visage de Gabrielle à qui l'on coupe une mèche de cheveux qu'elle désire donner à celui qu'elle aime. Plan sur les visages des soldats, l'un d'eux semble regretter ce qui arrrive à Gabrielle, il semble abattu.

Dans le couloir qui la mène au tir national, Gabrielle est tenue par des soldats. Elle descend d'une voiture, un soldat allemand lui offre son bras pour la soutenir, bras qu'elle refuse : "Je vais vous montrer qu'une belge sait mourir". Sur un champ enneigé, des dizaines de soldats attendent de l'exécuter. Elle se signe et crie : "Vive la Belgqiue. Vive ..." Elle ne peut terminer sa phrase, elle est abattue. Gros plan sur son corps gisant dans la neige.
Plan sur un cimetierre de combattants, surimpression d'images des cimetières et des combats.

Un jeune garçon et une vieille dame se promènent dans un parc, il l'emmène vers une statue qui n'est autre que celle de Gabrielle Petit. Sur un carton est noté "Devant ce monument, Femmes belges, arrêtez-vous" . La vieille dame la pleure et la prie. FIN.

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Fourni par Cinémathèque Royale de Belgique