Title

La route et le chaos

The route and the chaos - How Albert Kieffer from Alsace joined the Zouaves

Description

    • 5 photographies d'Albert Kieffer entre 1915 et 1917 chez les Zouaves 15 photographies d'Albert ou prises par Albert en 1922 et 1924 sur les Transsahariennes ouvertes par les raids Citroën sur l'initiative du Général Estienne. 2 photographies récente en hommage de la part de ses arrières petits neveux.
    • La route et le chaos Comment Albert Kieffer, grand oncle d’origine alsacienne, s’est-il retrouvé mobilisé au 3eme bis de Zouaves ? Né en 1892, il effectuait son service militaire lorsque la guerre éclata. Lui qui rêvait tant d’aventures et de fortes expériences, il fut particulièrement bien servi ! De tous ces combats d’une extraordinaire sauvagerie, de la Marne et l’Ourcq en 1914 et en 1918 en passant par l’Artois, Verdun bien sûr, les Vosges à la lisière de sa chère Alsace, la Somme, l’Aisne, il est finalement passé au travers sans trop de mal. Ainsi qu’il le disait, oui, il avait la baraka ! Que sont devenues ses lettres ? Il ne reste là encore qu’une poignée de paisibles photos prises au repos, notamment dans la région de Dunkerque. En 1919, avec ses copains, retour sur la terre africaine. Autant passionné par l’automobile que son beau-frère Léon Marie (voir histoire « Retourne sur le front, la France a besoin de toi »), il débute dans la mécanique. Et si Léon en 1916, sillonna six mois durant, la mythique Voie Sacrée, Albert va suivre en janvier 1924 une autre voie légendaire : une des transsahariennes qui le mènera dans des conditions très difficiles jusqu’à Tombouctou. Son souci du travail constamment bien fait et son sens de la précision sont en effet, vite remarqués. Employé local en quelque sorte, il travaille en appoint et de concert avec l’équipe Citroën venue de Métropole, sur la mise au point des réglages et l’entretien des autochenilles qui traversent en octobre 1922 pour la première fois, le Sahara de Touggourt à Tombouctou. Il ne prend malheureusement pas part à ce raid, mais participe quatorze mois plus tard, au second dont l’objet est le ralliement de Tombouctou par une route plus courte située à l’ouest de Touggourt en partant de Colomb Bechar et en passant par Béni Abbés. C’est pour lui l’occasion d’approcher le Général Estienne, le père des chars français durant la guerre à qui il vouera un culte jusqu’à la fin de sa vie. C’est le Général Estienne, on l’a oublié, qui est à la genèse pour des raisons stratégiques et militaires de l’action d’André Citroën en Afrique. Albert meurt une première fois en 1924, lorsque pressenti pour participer à la Croisière Noire, il doit se résigner à y renoncer à la suite d’une scène mémorable de son épouse. Mais que craignait-elle donc ? Albert n’avait-il pas la baraka ? Il disparaît foudroyé par une leucémie en 1958, beaucoup trop tôt pour que je sois en âge de le conduire à se faire s’exprimer. Que des regrets ! Mais que la diffusion de ces quelques modestes documents soit au moins l’occasion de le saluer.

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    • 2013-12-08 02:59:22 UTC

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    • 2016-07-27
  • Last updated in Europeana:

    • 2016-07-27

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